Les dezanizeurs de Toulouse : « c'est un rêve qui se réalise »


Les dezanizeurs de Toulouse : « c'est un rêve qui se réalise »

Fraichement vainqueur du King 5 de Winamax, les cinq amis toulousains qui forment Les Dezaniseurs de Toulouse ont remporté leur package à  10.000 $ pour le WSOP Las Vegas. Livepoker a rencontré Jean-Baptiste Alaux, capitaine de ce groupe de potes pas comme les autres.

Qu’avez vous ressenti à l’annonce des résultats du King 5, vous désignant grands gagnants ?

C’est un truc de fou. Le mercredi quand on a su qu’on allait à Vegas, on a tous vibré. En plus dans mon équipe, aucun n’a été à Vegas, sauf un, Sebastien. Il y a été il y a 8 ans, il s’était déjà qualifié pour le Main Event avec 10 € Online sur Winamax. C’est un tournoi (le King 5) vraiment particulier parce que la structure est très dure, il faut être régulier. Au Stade 2 on est à deux places de se qualifier, et on arrive à se qualifier à notre deuxième essai, de justesse. Au moment où quatre des cinq joueurs de la Team étaient éliminés à 700 lefts, on s’est dit que c’était foutu. Il ne restait que Nicolas alias Pheonix avec cinq petite blindes face à 700 lefts, et il a réalisé l’exploit. Parvenir à rester dans le tournoi entre 4 et 8 blindes le temps que 600 joueurs soient éliminés ! Juste miraculeux. 

Vous y participez tous les ans, quelles sont les raisons qui vous ont fait gagner cette année ?

On s’est préparé. Pour les 50 équipes restantes, on a regardé tous les profils de chaque joueur, on avait dressé une liste papier qu’on avait scotchée au mur, pour savoir à quoi s’attendre dès que la table s’ouvrait. On l’a réutilisée jusqu’à la fin du tournoi pour savoir si c’était une équipe plutôt agressive, patient, etc. 

À partir des 1/4 de finale,, on a changé de manière de fonctionner. Au début, on se rejoignait tous chez-moi, puis à partir de ce moment-là, on a décidé de jouer chacun chez soi. On s’était interdit de faire du multi-table pour se concentrer uniquement sur les heads-up. Bien sûr une fois le jeu terminé, on se retrouvait tous chez-moi pour boire une bière (rires).

Est-ce que l’amitié qui règne dans votre groupe a fait la différence ?

Bien sûr. Le poker est un jeu d’argent, individualiste, mais là le fait que l’on joue par équipe, on s’est tout le temps soutenu, de début février à fin avril. Lorsque les décisions n’étaient pas forcément bien prises par un coéquipier, on ne le descendait pas, nous n’étions pas vexés et on s’encourageait. Je pense que ça a vraiment joué, puisque le poker est psychologique. En plus, une bonne ambiance, une ou deux bières, ça nous a beaucoup aidé. 

Comment avez-vous géré les heads-up, gagnés 5-0 ?

On s’est tout simplement dit : l’équipe en face, ils ont autant de pression que nous. Il ne faut ni les surestimer, ni les sous-estimer. Je les ai trouvé moins solides que les Espagnols de la veille. Hadrien Gallois, un ami qui est régulier chez Winamax, nous a donné des conseils pour le heads-up : celui qui sera le plus agressif gagnera le HU. Chacun était dans sa bulle, on a essayé de s’enlever la pression de l’enjeu. On a tous été agressif, et je pense que nous avons mieux maîtrisé la pression que nos adversaires. Quand j’ai vu que nous étions tous en avance sur les stacks, et de voir cet ascendant nous a galvanisé. 

Il y avait un gros engouement derrière vous en finale, comment l’avez-vous ressenti ?

C’est énorme, ça donne des frissons. Tout le monde est venu chez moi, on a sabré le champagne ! J’ai un ami qui fait de la vidéo (qui n’est pas dans la team), il a filmé la soirée, les moments où l’on a dansé, on publiera la vidéo certainement prochainement. Je suis dans une association de poker à Toulouse, on était donc une trentaine à se retrouver après le tournoi. Quand on a vu nos potes crier à travers la télé, ça nous a donné des frissons. 

Comme allez-vous organiser votre voyage à Vegas ?

On a déjà réservé l’avion et la villa. Nous partons le 30 juin. Le soir on va faire la fête, et à partir du mardi on va essayer de se trouver un petit tournoi dans un casino de Vegas entre 300 et 500 $, pour pouvoir toucher un peu les cartes avant le début du Main. Un tournoi sur deux jours, en PLO ou en No Limit Hold'Em ou encore du Cash Game, serait parfait pour se mettre en jambe. On est tous chauds pour jouer un petit peu avant de commencer le tournoi. On compte entrer dans le Main du WSOP sur le  Day 1C pour bien se préparer. On a pris des billets d’avion pour 15 jours, et si l’un d’entre nous attrape un beau prize on restera peut-être un petit peu plus. On a pris une belle maison avec salle de sport et piscine pour se mettre en condition parfaite. Mais partir à Vegas, qui plus est entre potes, c’est juste incroyable. 

 

On les a, nos nouveau rois Winamax !

Capitaine Dezanizeurs

 

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